Études et résultats

N° 807

Paru le 07/08/2012 Màj le 22/01/2021

Résumé

La crise, qui a débuté en 2008 et provoqué une récession en 2009 dans la plupart des pays européens, se prolonge par une croissance atone en 2010. Le ralentissement économique continue d’affecter les ressources de la protection sociale, alors que les dépenses publiques de protection sociale continuent leur progression et jouent leur rôle d’amortisseur de la crise. Cette évolution n’est pas propre à la France et s’observe dans tous les pays européens, avec toutefois des différences nationales marquées. C’est pourquoi le déficit des administrations publiques se creuse en Europe, en particulier celui des administrations de Sécurité sociale.

En France, les ressources de la protection sociale (hors transferts) s’établissent à 633,1 milliards d’euros en 2010. Elles augmentent de 1,8 % en 2010, après 0,5 % en 2009. Les dépenses s’élèvent pour leur part à 654,2 milliards d’euros, dont l’essentiel sous forme de prestations de protection sociale (620,8 milliards, soit 32,1 % du produit intérieur brut). Celles-ci augmentent de 3,2 %, après une hausse de 4,8 % en 2009. Si les prestations de vieillesse-survie et de santé progressent assez modérément (respectivement de +3,5 % et +3 %), la crise tire celles des risques emploi et pauvreté à la hausse (respectivement +5 % et +5,6 %).

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