Votre avis nous intéresse !

Suite au lancement de notre nouveau site, nous vous proposons de participer à une courte enquête de lectorat.

Participer à l'enquête

Le nouveau suivi de la mortinatalité en France depuis 2012

Marie-Claude Mouquet, Sylvie Rey

Études et résultats

N° 901

Paru le 12/12/2014 Màj le 21/12/2020

Résumé

Pour la première fois depuis 2007, des données sur la mortinatalité conformes aux seuils définis par l’Organisation mondiale de la santé sont disponibles.

 

En 2013, un enfant sur cent dix naît sans vie. Le taux de mortinatalité est estimé à 8,9 ‰ en 2013 pour la France entière à partir des séjours hospitaliers d’accouchements. Il est en légère baisse par rapport au dernier taux comparable, calculé en 2007 (9,3 ‰). La mortinatalité spontanée représente 60 % de ces décès et celle induite (interruptions médicales de grossesse) 40 %.

La mortinatalité est d’autant plus importante que la grossesse se termine précocement : elle concerne un enfant sur deux pour les très grands prématurés (moins de 28 semaines d’aménorrhée) contre un sur sept cents pour les enfants nés à terme (au moins 37 semaines d’aménorrhée). Le taux de mortinatalité totale est plus élevé chez les mères âgées de moins de 20 ans ou d’au moins 40 ans. Il est trois fois plus important en cas de naissance gémellaire qu’en cas de naissance unique.

Par ailleurs, il est nettement supérieur dans les départements d’outre-mer et des inégalités, qui ne s’expliquent pas par les différences de structures d’âges des mères, persistent entre régions métropolitaines.

Nous contacter