Covid-19 : profils et trajectoires de prise en charge des patients dans l’année qui suit leur sortie de soins critiques

Études et résultats

N° 1248

Paru le 07/12/2022

Màj le 14/12/2022

Diane Naouri, Albert Vuagnat (DREES), avec la collaboration des médecins intensivistes-réanimateurs Gaëtan Beduneau, Alain Combes, Alexandre Demoule, Martin Dres, Matthieu Jamme, Antoine Kimmoun, Alain Mercat, Tài Pham, Matthieu Schmidt, et de la Société de réanimation de langue française (SRLF)
Entre le 1er mars 2020 et le 30 juin 2021, 106 000 patients atteints de Covid-19 ont été admis en soins critiques. Parmi les 80 000 patients sortis vivants, 15 % ont été transférés en soins de suite et de réadaptation (SSR), cette proportion augmentant avec l’âge. Parmi les patients ayant nécessité une ventilation mécanique invasive, le taux de transfert en SSR s’élève à 31 % et, pour environ 40 % des cas, à cause d’une atteinte respiratoire. Le taux de mortalité des patients sortis vivants de soins critiques un an après leur sortie est faible (7 %) et inférieur à celui de ceux atteints de la grippe. Le taux de mortalité en soins critiques étant plus important parmi les patients atteints du Covid-19, la mortalité totale à un an reste plus importante parmi ces derniers.


Huit patients sur dix admis en soins critiques pour cause de Covid-19 ne présentent pas d’antécédent de maladie pulmonaire chronique ou de suivi pneumologique antérieur à l’hospitalisation, contre six patients sur dix admis pour grippe entre 2014 et 2019.

Au cours de l’année qui a suivi leur sortie d’hospitalisation, 27 % des patients admis en soins critiques et ne présentant pas d’antécédent pulmonaire ont eu au moins une consultation de ville de pneumologie. Deux patients sur trois dialysés pendant leur séjour en soins critiques ne présentaient pas d’antécédents néphrologiques ; parmi eux, 19 % ont eu au moins une consultation de néphrologie en ville, 13 % ont été réhospitalisés avec un nouveau diagnostic de maladie rénale chronique et 4 % ont nécessité des séances régulières de dialyse. Enfin, parmi les patients ne présentant pas d’antécédent psychiatrique, 9 % ont eu au moins une délivrance d’antidépresseurs.

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