Cette étude s’appuie sur plusieurs sources de données qui sont mobilisées par l’Observatoire national de la petite enfance (ONAPE) pour mesurer l’offre d’accueil en EAJE ou chez une assistante maternelle. Le champ de l’étude couvre toutes les communes de France hors Mayotte.
Hausse du taux de couverture par une offre d’accueil formel entre 2017 et 2022
Entre 2017 et 2022, le taux de couverture par l’ensemble de l’offre d’accueil formel, collectif ou individuel, des enfants de moins de 3 ans, progresse légèrement en France (hors Mayotte). Ce taux inclut l’accueil chez les assistantes maternelles, dans les établissements d’accueil du jeune enfant, dans les écoles préélementaires et chez les salariés à domicile. Il passe de 58,9 à 60,3 places pour 100 enfants. Cette augmentation résulte de deux phénomènes : une diminution du nombre de places (-3,4 %) et la baisse importante du nombre d’enfants de moins de 3 ans (-6,6 %).
Un taux de couverture hétérogène selon les territoires, plus élevé sur la façade ouest et dans les communes de l’est de la France
Si l’on considère uniquement l’accueil chez les assistantes maternelles ou en établissements d’accueil du jeune enfant (91 % de l’accueil global des enfants de moins de 3 ans), le taux de couverture moyen s’établit à 54,8 places pour 100 enfants de moins de 3 ans en 2022. Le nombre de places potentiellement accessibles pour 100 jeunes enfants est sensiblement plus élevé dans les communes de l’Ouest, dans les Pays de la Loire, en Bretagne et en Normandie. Il est également plus élevé que la moyenne dans les communes de l’Est de la France, notamment en Bourgogne-Franche-Comté et en Alsace. À l’inverse, il est plus faible dans les communes d’Occitanie, de Provence-Alpes-Côte-d’Azur et en Corse.
Des écarts en niveau entre les communes les moins bien dotées en 2017 et celles les mieux dotées qui se sont creusés en 2022
Entre 2017 et 2022, l’accessibilité potentielle localisée (APL) augmente en moyenne de 1,6 place pour 100 enfants. L’augmentation est plus forte dans les petites villes et les bourgs ruraux où l’APL gagne respectivement +3,7 et +2,9 places pour 100 enfants. Or, l’APL y était déjà parmi les plus élevées en 2017 avec 57,2 places et 54,7 places pour 100 enfants contre 43,7 places pour l’ensemble des communes. De l’autre côté, les communes rurales à habitat très dispersé se distinguent par une baisse de l’APL (-1,0 place pour 100 enfants). C’est la seule catégorie de commune avec une APL en recul au cours de la période et c’est aussi le territoire où l’APL était la plus basse en 2017 (32,1 places pour 100 enfants).