Vingt ans de comptes de la protection sociale en France Une rétropolation de 1981 à 2002

Julien BECHTEL, Laurent CAUSSAT, Patrick HORUSITZKY et Christian LOISY - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

En deux décennies, la part des transferts sociaux dans la richesse nationale a augmenté de plus de quatre points. Avec 443,2 milliards d’euros en 2002, les prestations versées aux ménages représentent 29,1 % du PIB, contre 24,9 % en 1981.

Sensible aux variations de la conjoncture économique, la part des prestations sociales dans le PIB évolue également avec les grandes réformes de la législation. La forte croissance des dépenses en début de période a ainsi été suivie, sous l’effet des plans « Bérégovoy », puis « Séguin », d’une croissance plus modérée entre 1985 et 1989. Avec la reprise des dépenses maladie et la création du RMI en 1991, l’expansion est à nouveau forte jusqu’en 1993, puis se stabilise.

Sur l’ensemble de la période, les risques maladie et vieillesse concentrent la majeure partie des dépenses (respectivement de l’ordre de 20 % et 50 %) et contribuent très fortement à leur dynamique.

Les ressources de la protection sociale ont globalement suivi l’évolution des prestations sur la période, mais leur composition s’est modifiée : avec notamment la montée en charge de la CSG, en 1990, la part des cotisations sociales s’est réduite au profit du financement fiscal qui représente désormais plus de 30 % des ressources.

pdf Études et résultats - 278 - Vingt ans de comptes de la protection sociale en (...) Téléchargement (1 Mo)