Pour financer la protection sociale, deux Français sur trois sont favorables à des prélèvements progressifs

En 2017, les deux tiers des Français sont favorables à des prélèvements progressifs pour financer la protection sociale, selon une enquête menée pour la première fois par la DREES, le HCFiPS et France Stratégie auprès de 1 500 personnes. Les revenus de remplacement (les pensions de retraites et les allocations chômage) devraient, selon eux, moins contribuer au financement de la protection sociale, et ceux du patrimoine davantage.

Les souhaits des Français sont plutôt conformes aux logiques plus ou moins contributives des différents risques sociaux. Pour financer des allocations chômage, ils souhaitent privilégier les cotisations sociales. Pour financer les minima sociaux et les allocations logement, les prestations d’aide à l’autonomie des personnes âgées et les prestations familiales, ils privilégient le budget de l’État et la contribution sociale généralisée (CSG). Les mutuelles et assurances privées sont souvent citées pour la prise en charge de la dépendance des personnes âgées.

Les Français les plus modestes et les moins diplômés privilégient plus souvent le financement par l’État alors que les plus aisés et les plus diplômés citent davantage la CSG. Les postes de dépenses financés par la CSG sont moins connus que ceux financés par les cotisations sociales : plus de la moitié des Français ignore qu’elle sert à en financer les branches famille et maladie.

Référence : Laura Castell (DREES) et Sylvie Le Minez (HCFiPS), 2018, « Pour financer la protection sociale, deux Français sur trois sont favorables à des prélèvements progressifs », Études et Résultats, n°1092, Drees, novembre.