La santé des élèves de CM2 s’améliore, mais de fortes inégalités sociales persistent

Communiqué de presse

Paru le 04/10/2013 Màj le 21/12/2020

Résumé

En 2008, 19% des enfants scolarisés en CM2, filles comme garçons, sont en surcharge pondérale-surpoids et obésité. L’obésité seule touche 4% des enfants. L’enquête nationale sur la santé des élèves des CM2, menée en 2007-2008, confirme la stabilisation de la surcharge pondérale à cet âge, tendance observée depuis le début des années 2000. Par ailleurs, la santé bucco-dentaire s’est améliorée et la couverture vaccinale contre la rougeole et l’hépatite B progresse depuis 2005.

Cette enquête révèle des situations très contrastées selon le milieu social. Les enfants d’ouvriers sont deux fois plus en surcharge pondérale (25 %) que les enfants de cadres (10 %). Et si ces derniers ne souffrent quasiment pas d’obésité (moins de 1 %), celle-ci touche 7 % des enfants d’ouvriers. Dans les familles les plus défavorisées, les enfants déclarent également beaucoup plus de caries non soignées ou de troubles de la vision non corrigés. En cas de caries, l’absence de soins s’élève à près de 30 % des enfants d’ouvriers contre un peu plus de 10 % chez les enfants de cadres. Ces chiffres n’ont que peu évolué depuis 2002.

Les disparités sociales se lisent aussi dans les comportements et les habitudes de vie. Seuls 23 % des enfants d’ouvriers mangent tous les jours des fruits et légumes contre 45 % des enfants de cadres. Ils boivent plus de boissons sucrées, prennent moins souvent un petit déjeuner et passent plus de temps devant un écran les jours de classe : autant de facteurs en lien étroit avec le risque d’obésité.

Au-delà de l’état de santé, l’enquête examine les aptitudes à la lecture ou encore à la natation. Les enfants d’ouvriers en CM2 ont quatre fois plus de risque de rencontrer des difficultés de lecture et plus de la moitié d’entre eux ne savent pas très bien nager, quand certains ne savent pas du tout nager.

Les facteurs socio-économiques et culturels, associés à un manque d’information ou encore à une moindre sensibilisation et appropriation des recommandations en matière de prévention peuvent en partie expliquer ces inégalités.

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