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Des inégalités de niveau de vie plus marquées une fois les dépenses pré-engagées prises en compte

Michèle Lelièvre (ONPES), Nathan Rémila

Études et résultats

N° 1055

Paru le 28/03/2018 Màj le 21/12/2020

Résumé

L’analyse des inégalités et de la pauvreté s’appuie généralement sur le revenu disponible des ménages, c’est-à-dire sur les revenus et les prestations sociales qu’ils perçoivent une fois déduits les impôts directs. En 2011, 14 % des personnes ont un revenu disponible, rapporté au nombre d’unités de consommation dans leur ménage, qui les situe sous le seuil de pauvreté.
Ce revenu disponible est utilisé en partie pour des dépenses pré-engagées, difficilement renégociables à court terme. Parmi ces dépenses, les loyers et charges pèsent le plus lourd. Le statut d’occupation du logement dépendant notamment du niveau de vie et de la situation familiale, le poids des dépenses pré-engagées dans le revenu disponible des ménages est ainsi plus élevé pour les ménages pauvres (61 %) et les familles monoparentales (40 %) que pour l’ensemble des ménages (30 %).

Raisonner à partir du revenu dit « arbitrable », qui retranche les dépenses pré-engagées du revenu disponible, permet de s’approcher du ressenti qu’ont les personnes de leurs marges de manœuvre financières. L’équivalent du taux de pauvreté, c’est-à-dire la part des personnes dont le revenu arbitrable par unité de consommation est inférieur à 60 % du niveau de vie arbitrable médian, s’établit à 23 %.


Cette étude reprend en partie les résultats publiés dans le dernier numéro des Dossiers de la DREES intitulé « Dépenses pré-engagées : quel poids dans le budget des ménages ?

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