Consulter un spécialiste libéral à son cabinet : premiers résultats d'une enquête nationale

Marie GOUYON

Études et résultats

N° 704

Paru le 05/10/2009 Màj le 21/12/2020

Résumé

La présente étude dresse un tableau des consultations en cabinet auprès de neuf spécialités, en examinant tant la nature et le caractère urgent ou non du recours que son contenu, les prescriptions qui en découlent et sa durée.

 

Les dermatologues, les gastro-entérologues, les oto-rhino-laryngologistes (ORL) et les pédiatres traitent surtout des affections récentes ou aiguës (de 40 % à 70 % des consultations) ; les cardiologues, les rhumatologues et les psychiatres rencontrent plus souvent des patients souffrant d'affections chroniques (de 36 % à 66 % des consultations) ; les gynécologues et les ophtalmologistes assurent avant tout un suivi régulier dans le cadre de leurs consultations (74 % et 57 %). Entre 30 % (cardiologie) et 83 % (pédiatrie) de ces spécialistes prescrivent des médicaments à l'issue de leurs consultations ; les gastro-entérologues prescrivent également, dans la moitié des cas, des examens complémentaires. Dans plus de la moitié des cas, les praticiens demandent à leurs patients de revenir les voir. Les cardiologues recommandent à un patient sur trois de consulter un généraliste ; les autres spécialistes étudiés orientent plus rarement vers un autre médecin et, quand ils le font, c'est le plus souvent vers un confrère d'une autre discipline. Les
consultations durent en moyenne 16 minutes chez un ophtalmologiste (comme chez un médecin généraliste), 29 minutes chez un cardiologue et 32 minutes chez un psychiatre. 

Enfin, à l'exception des pédiatres (34 %) et des ORL (15 %), moins de 10 % des consultations auprès des spécialistes libéraux étudiés relèvent d'une urgence. Le poids des recours urgents est mis en perspective avec les résultats des enquêtes précédentes de la DREES sur les urgences en ville et à l'hôpital.

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