Vieillissement et restrictions d’activité : l’enjeu de la compensation des problèmes fonctionnels

Emmanuelle CAMBOIS - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - Jean-Marie ROBINE - Inserm, Démographie et santé, Montpellier

Avec le vieillissement, nombre de personnes âgées sont en butte à des problèmes fonctionnels qui se révèlent, pour certaines plus que d’autres, sources de perte d’autonomie dans les activités du quotidien (locomotion et équilibre, souplesse et manipulation, vue et orientation dans le temps).

En effet, sur les 7,4 millions de personnes de 55 ans et plus qui présentent l’un de ces problèmes fonctionnels en 1999, une sur cinq subit des restrictions graves pour effectuer seule les activités élémentaires telles que : se nourrir, s’habiller… C’est d’abord la nature des problèmes fonctionnels qui différencie les personnes ayant des restrictions d’activité des autres : « toutes choses égales par ailleurs », les femmes, les résidents des institutions ou les plus âgés (70 ans et plus), plus souvent dépendants que la moyenne, présentent en plus grande proportion les problèmes particulièrement générateurs de restrictions d’activité : problèmes physiques, cognitifs ou cumulés. Mais d’autres facteurs interviennent aussi : en effet, des disparités subsistent entre ces groupes de populations « à problèmes fonctionnels équivalents ». Ainsi, il existe des disparités face aux risques de perte d’autonomie, d’abord en termes d’exposition aux différents types de problèmes fonctionnels, puis dans la manière de les gérer, certaines personnes en compensant mieux les effets que d’autres. À cet égard, il semblerait qu’un meilleur accompagnement des problèmes fonctionnels courants (aides techniques, aménagements, rééducation…) permettrait à un plus grand nombre de prolonger son autonomie.

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