Pour un Français sur deux, la politique familiale devrait soutenir en priorité les familles modestes

JPEGD’après le Baromètre d’opinion 2018 de la DREES, qui interroge 3 000 personnes représentatives de la population en France métropolitaine, la politique familiale devrait avant tout permettre aux familles de mieux se loger (35 %) et favoriser la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle (34 %).

La moitié des personnes interrogées jugent que ce sont les familles les plus modestes qu’il faut aider en priorité. Plus des trois quarts soutiennent la modulation des allocations familiales selon le revenu et un tiers le fait que le montant versé à partir du troisième enfant est plus élevé. Les deux tiers sont favorables à leur versement dès le premier enfant, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Améliorer l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle passe notamment par le développement des modes d’accueil pour les enfants en bas âge. Une personne sur deux pense qu’en dehors des parents, les crèches constituent le mode d’accueil le plus bénéfique. Dans la pratique, les parents d’enfants de moins de 3 ans recourent davantage aux assistantes maternelles qu’aux structures collectives. L’opinion des parents sur le meilleur mode d’accueil pour les jeunes enfants et leur recours dépendent fortement de l’accessibilité aux différents modes d’accueil.

Référence : Laura Castell (DREES), 2019, « Pour un Français sur deux, la politique familiale devrait soutenir en priorité les familles modestes », Études et Résultats, n°1126, Drees, octobre.