Les motifs de recours hospitalier en court séjour en 2018 et leurs évolutions récentes

PNGEn 2018, 12 millions de personnes ont été hospitalisées en court séjour. Le nombre moyen de séjours par personne hospitalisée est égal à 1,5, ce qui représente 18 millions d’hospitalisations. Le taux de recours, élevé avant l’âge de 1 an, est faible entre 1 et 18 ans. Il augmente ensuite progressivement avec l’âge, avec un pic féminin aux âges de la maternité, et atteint 500 pour 1 000 habitants à partir de 70 ans pour les hommes et de 75 ans pour les femmes.

Selon la classification internationale des maladies (10e révision : CIM-10), les motifs de recours les plus fréquents, tous âges confondus, sont : les maladies de l’appareil digestif (intégrant l’odontologie), les tumeurs et les maladies de l’appareil circulatoire. Cette hiérarchie des motifs de recours évolue toutefois avec l’âge : avant 15 ans, ce sont les maladies de l’appareil respiratoire qui prédominent, puis entre 15 et 44 ans, les recours liés à la fécondité, alors qu’entre 45 et 64 ans, ce sont les maladies de l’appareil digestif, entre 65 et 84 ans, les tumeurs et, pour les plus âgés, les maladies de l’appareil circulatoire.

Entre 2010 et 2018, le nombre de patients hospitalisés en court séjour a augmenté de 8 % et celui des hospitalisations de 10 %. Les taux standardisés sur l’âge, qui prennent en compte l’augmentation et le vieillissement de la population, ont respectivement augmenté de 2 % et de 2,5 %.

Référence : Christine de Peretti (DREES), 2020, « Les motifs de recours hospitalier en court séjour en 2018 et leurs évolutions récentes », Études et Résultats, n°1168, Drees, octobre.