Les comptes de la protection sociale 1995-1998

La France consacre en 1998 un peu plus de 29 % de son produit intérieur brut à la protection sociale. L’évolution de l’ensemble des prestations de protection sociale est de 2,9 % comme en 1997. Ce sont les prestations liées à la pauvreté, puis à la santé qui ont connu les évolutions les plus vives, avec la reprise de la croissance des prestations en nature de l’assurance maladie. Les prestations maternité-famille sont par contre en recul « conjoncturel », du fait de la mise provisoire sous condition de ressources des allocations familiales de mars à décembre 1998.

Plus des trois quarts des prestations sont versés au titre de la vieillesse-survie et de la santé. Les prestations liées à la maternité et la famille pèsent pour un dixième des prestations, comme celles du groupe formé par les risques « emploi » et « pauvreté-exclusion » (lequel recouvre principalement le RMI et les prestations versées par les organismes caritatifs).

Le financement de la protection sociale est principalement assuré par deux grandes catégories de ressources : les cotisations et le financement public constitué des impôts et taxes affectées et des contributions publiques.

L’année 1998 se caractérise par une vive croissance de la part des « impôts et taxes affectés » au détriment du poste « cotisations sociales ». C’est une conséquence directe du transfert des cotisations maladie sur la CSG.

Le compte de la protection sociale est un compte satellite des comptes nationaux. À ce titre, il décrit l’ensemble du système de protection sociale et son insertion dans l’équilibre macro-économique général. Présentant les flux annuels de dépenses et de recettes des régimes de protection sociale, il procède également à une analyse détaillée des prestations de protection sociale par risque et par type.