Études diverses

Dans ces dossiers Solidarité Santé, une première étude de Murielle Monrose analyse les principales caractéristiques socio-démographiques des jeunes adultes de 18 à 29 ans avant d’aborder la question essentielle de leur niveau de vie. Où vivent-ils et comment, quel est leur niveau d’études ? Ainsi des différences de niveau de vie apparaissent-elles entre les jeunes selon qu’ils sont ou non sorti du système scolaire, et selon qu’ils logent chez leurs parents ou dans d’autres conditions. L’absence de diplôme, le chômage et l’inactivité demeurent néanmoins les principaux facteurs de pauvreté des jeunes sortis du milieu scolaire. Enfin, cette étude montre clairement les trajectoires différentes des hommes et des femmes dans leur conquête de l’autonomie.

Marco Fugazza et Sylvie Le Minez, à l’aide du modèle de microsimulation INES, évaluent quant à eux les modifications introduites en pour réformer la taxe d’habitation. Assis sur la valeur locative des logements, cet impôt local est modulé par des dégrèvements suivant le revenu et la composition des ménages. La part régionale, supprimée dans le cadre de la réforme, a été compensée par le budget de l’État. Les dégrèvements ont été accrus et simplifiés.

Toujours dans le champ social, mais cette fois sur un plan européen, Michèle Lelièvre, Laurent caillot et Patrick Pétour nous expliquent comment ont été définis les indicateurs qui permettront de suivre et d’évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs communautaires en matière d’action contre la pauvreté et l’exclusion sociale. C’est dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie européenne de cohésion sociale que la France a remis, en 2001, à la Commission un plan d’action contre la pauvreté et l’exclusion pour les années 2001-2003. Dans cet article, il s’agit notamment d’expliquer les choix méthodologiques de structuration de l’annexe statistique, entre indicateurs de résultats et indicateurs d’activité et de signaler les précautions à prendre quant à leur utilisation.

La réduction du temps de travail à 35 heures a entraîné des changements qui concernent à la fois l’organisation, l’emploi, la qualité des services et les conditions de vie des salariés. À travers une étude portant sur quinze monographies réalisées en 2001 auprès des établissements privés du secteur sanitaire et social, Blanche Segrestin et Dominique Tonneau analysent l’application concrète des 35 heures, douze à dix-huit mois après la conclusion des accords. La diversité des établissements choisis met en relief celle des objectifs suivis et celle des solutions arrêtées.

Ce second numéro s’achève par deux études portant sur le thème de la santé. La première, inédite, réalisée par Magali Coldefy et Frédéric Bousquet, présente une typologie des secteurs de psychiatrie générale, construite à partir des données d’activité. Si en plus de trois décennies de fonctionnement, la sectorisation de la psychiatrie générale a constitué une évolution originale et novatrice sous certains aspects, elle reste encore marquée par une grande hétérogénéité des moyens et des formes de prise en charge des patients selon les secteurs.

Enfin, Didier Balsan et Sandrine Chambaretaud analysent le marché des anti-ulcéreux et des anti-acides depuis vingt ans. Entre 1980 et 2000, le poids de ces produits dans les ventes de médicaments a plus que doublé passant de 2,3 à 5,3 %. Ce sont les changements thérapeutiques et trois innovations médicamenteuses successives qui ont modifié le mode de prise en charge de ces pathologies et expliquent la croissance du marché des anti-ulcéreux.