Prestations sociales : une croissance modérée en France et en Europe

GIFEn France, depuis la crise de 2008, les prestations sociales progressent moins vite. En 2015, leur croissance est moindre que celle du PIB, dans un contexte de légère embellie économique. Le respect de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie contient la progression des prestations santé, tandis que la réforme des retraites de 2010 ralentit la croissance des pensions. Les prestations du risque famille stagnent sous l’effet des récentes réformes de la politique familiale. Enfin, la dynamique des prestations du risque pauvreté, portée par le revenu de solidarité active, s’atténue en 2015 après la forte progression de 2014.

Cette moindre progression des prestations sociales en France s’inscrit dans une tendance similaire au sein de l’Europe des Quinze (UE-15), plus ou moins marquée selon les pays. Entre 2009 et 2014, leur hausse est ramenée à 0,8 % en moyenne annuelle. Les prestations maladie reculent dans certains pays, comme l’Espagne et l’Italie. En 2014, le taux de chômage moyen de l’UE-15 diminue pour la première fois depuis 2008 et la part des prestations chômage dans le PIB baisse de 0,1 point. En parallèle, les prestations du risque pauvreté-exclusion sociale augmentent moins fortement et retrouvent un niveau quasiment égal à celui de 2009 en moyenne.

Référence : Timothée Barnouin, Magali Beffy, Aurore Domps, Carine Ferretti, Juliette Grangier, Myriam Mikou, Céline Pilorge, Maria Rhomari, Romain Roussel (DREES), 2017, « Prestations sociales : une croissance modérée en France et en Europe », Études et Résultats, n°1012, Drees, juin.