Les trajectoires institutionnelles et scolaires des enfants passés en CDES

Jean-Yves BARREYRE, Clotilde BOUQUET, Patricia FIACRE et Carole PEINTRE - Délégation ANCREAI Île-de-France - CEDIAS

Une grande partie des enfants handicapés passés en commission départementale de l’éducation spéciale (CDES) n’est pas accompagnée par une structure médico-sociale. Il s’agit surtout d’enfants souffrant d’une déficience viscérale, fonctionnelle ou motrice. Ces derniers, qui ont parfois un suivi médical, se montrent le plus souvent autonomes dans les actes de la vie quotidienne.

Les enfants avec handicap intellectuel ou psychique présentant des limitations fonctionnelles modérées sont souvent scolarisés dans les écoles ordinaires. En revanche, les adolescents avec troubles du comportement sont plutôt accueillis en instituts thérapeutiques, éducatifs et pédagogiques (ITEP) à l’issue d’une scolarité en école primaire.

Cette étude met également en perspective la question des entrées constatées en classes spécialisées des instituts médicaux éducatifs (IME) d’enfants et de jeunes avec déficience intellectuelle ou psychique, après un parcours à l’école ordinaire (soit en maternelle soit en primaire). Pour les plus âgés notamment, la question des difficultés de comportement et de communication pourrait amener à réfléchir à des stratégies concertées de scolarisation.

Les enfants les plus lourdement handicapés (autismes graves et polyhandicaps) ne sont en général pas accueillis à l’école ordinaire. Pour la plupart d’entre eux, l’enquête constate un parcours exclusif dans le secteur spécialisé ou une absence totale de scolarisation et de prise en charge médico-sociale (ce sont des enfants dits « sans solution »).

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