Les secteurs de psychiatrie infanto-juvénile en 2000 : évolutions et disparités

Magali COLDEFY et Emmanuelle SALINES - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Durant l’année 2000, les 320 secteurs de psychiatrie infanto-juvénile ont suivi 432 000 enfants et adolescents. Ce nombre est en augmentation régulière et a doublé depuis 1986. 20 % des enfants n’ont toutefois été vus qu’une fois dans l’année.

Entre 1991 et 2000, avec des dotations en personnel globalement stables, les secteurs ont connu une forte diminution du nombre de lits d’hospitalisation à temps plein (passés de 5 380 en 1986 à 1 604 en 2000), et un important développement de structures alternatives permettant des prises en charge à temps partiel et ambulatoire.

Les pratiques ont suivi cette évolution puisque les enfants et adolescents sont désormais pris en charge à 97 % en ambulatoire, et que le nombre de ceux qui sont suivis à temps partiel a doublé entre 1991 et 2000.

Quand l’hospitalisation demeure nécessaire, elle tend à être de plus en plus courte (elle est passée de près de 160 jours en moyenne en 1986 à 42 en 2000) pour un nombre d’enfants demeuré stable.

L’hétérogénéité des secteurs de psychiatrie infanto-juvénile en termes d’activité, d’équipements et de personnels est pour partie liée au type d’établissement auquel ils sont rattachés (CHS, HPP, CH, CHR). Elle s’accompagne d’une diversité marquée de leurs pratiques, que ce soit en matière d’accueil, de réponse à l’urgence, de protocoles de prises en charge, de pratique de la psychiatrie de liaison ou d’accompagnement social. Il en est de même concernant le partenariat avec les institutions éducatives et les médecins de ville.

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