Les revenus des pharmaciens d’officine : de fortes disparités selon le statut du titulaire

GIFLes revenus moyens des pharmaciens titulaires non salariés déclarés en 2014 vont du simple au double selon le type d’imposition de leur officine : 121 400 euros pour les entrepreneurs individuels, 116 800 euros pour les sociétés soumises à l’impôt sur le revenu et 59 400 euros pour les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés, catégorie de plus en plus souvent choisie par les pharmaciens. Néanmoins, dans le troisième cas, le revenu ne sert qu’à rémunérer le travail du pharmacien alors que dans les deux premiers cas, il assure également la constitution du patrimoine professionnel. Une fois neutralisées ces différences de règles comptables liées aux régimes d’imposition, ces écarts deviennent relativement faibles.

À catégorie juridique et régime d’imposition donnés, la rémunération des pharmaciens augmente avec le chiffre d’affaires de l’officine et est plus élevée en moyenne dans les départements du nord de la France que dans ceux du sud. Elle varie également selon l’âge et le sexe du titulaire : elle est plus faible pour les femmes que pour les hommes. Après avoir nettement progressé en 2010 et 2011, en phase de rattrapage de la crise de 2008-2009, le revenu des titulaires a évolué en moyenne moins favorablement de 2012 à 2014. Il a même diminué pour la moitié des pharmaciens entre 2013 et 2014.

Les revenus des adjoints d’officine, pharmaciens salariés, sont nettement inférieurs à ceux des titulaires et varient beaucoup moins d’une pharmacie à l’autre.

Référence : Anne Pla (DREES) et Corentin Trevien (Insee), 2017, « Les revenus des pharmaciens d’officine : de fortes disparités selon le statut du titulaire », Études et Résultats, n°1039, Drees, novembre.