Les recours urgents ou non programmés en médecine générale

Marie GOUYON et Géraldine LABARTHE - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Premiers résultats

Selon l’enquête menée par la Drees en octobre 2004 auprès de 1 400 médecins de ville, les recours urgents ou non programmés constituent 12% de l’activité totale des médecins libéraux. Ils concernent particulièrement des enfants de moins de 13 ans (22% des patients reçus dans ce cadre) et des adultes de 25 à 45 ans (26%).

L’activité urgente des médecins généralistes est essentiellement diurne, dont 18% en dehors des heures d’ouverture de cabinet. Près de 80% de ces recours concernent une affection aiguë et, à la différence des urgences hospitalières, ils sont principalement motivés par des problèmes somatiques.

Le diagnostic principal diffère selon l’âge des patients : maladies infectieuses pour les enfants et les jeunes adultes, rhumatologie et cardiologie pour les personnes âgées. Une douleur à soulager est signalée dans près de 40% des cas et, dans près de 30%, le médecin a jugé que l’état du patient était susceptible de s’aggraver.

5% des recours urgents ou non programmés en médecine de ville débouchent sur une hospitalisation, généralement immédiate, et un arrêt de travail est prescrit dans 12% des cas.

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