Les recours aux médecins urgentistes de ville

Marie GOUYON - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Selon l’enquête menée par la Drees au cours du mois d’octobre 2004, les visites des médecins exerçant au sein d’une association d’urgentistes de ville, telle que SOS Médecins ou Urgences Médicales de Paris, représentent 5 % des recours urgents ou non programmés à la médecine générale. Les associations d’urgentistes sont dans un tiers des cas sollicitées pour des enfants de moins de 13 ans, souffrant généralement de troubles somatiques.

92 % des déplacements d’urgentistes sont motivés par des affections aiguës, l’état clinique du patient étant d’autant plus critique que celui-ci est âgé. Si la durée moyenne d’une visite est de 17 minutes pour un patient de 13 ans, elle atteint 24 minutes pour une personne de 70 ans, et 40 minutes lorsque le pronostic vital est engagé.

Lors d’un recours urgent, les urgentistes de ville dispensent moins de médicaments que leurs confrères généralistes exerçant en cabinet. En revanche, ils prodiguent plus de conseils de prévention et d’hygiène de vie et pratiquent davantage de gestes thérapeutiques. Trois recours sur cinq auprès d’un urgentiste de ville se concluent par une orientation du patient vers un médecin généraliste ou spécialiste, et près d’un sur dix par une hospitalisation.

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