Les pratiques en médecine générale dans cinq régions : formation continue, évaluation des pratiques et utilisation des recommandations de bonne pratique

Marc-André GUERVILLE (1), Alain PARAPONARIS (2,3,4), Jean-Claude RÉGI (1), Laure VAISSADE (4), Bruno VENTELOU (2,4,5), Pierre VERGER (2,4) ; Remerciements à Isabelle CLERC (2,3,4) et Sophie ROLLAND (2,4) - 1 Union régionale des médecins libéraux de Provence-Alpes-Côte d’Azur - 2 INSERM, U912 (SE4S) - 3 Université Aix-Marseille, IRD, UMR-S912 - 4 Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte d’Azur - 5 CNRS, UMR 6579

La troisième vague d’enquête sur les pratiques et conditions d’exercice en médecine générale menée en 2008 auprès d’un panel de praticiens dans cinq régions s’intéresse à leur participation à la formation médicale continue (FMC), à l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et à l’utilisation des recommandations de bonne pratique (RBP) avant la réforme prévue par la loi
du 21 juillet 2009 dans son article relatif au développement professionnel continu.

En 2008, plus de trois médecins sur quatre déclarent participer à des sessions collectives de formation médicale continue. Leur implication dans l’évaluation des pratiques professionnelles, dont l’organisation sur le terrain n’est pas achevée, est plus faible : seul un médecin du panel sur trois l’a déjà réalisée et, parmi les autres, un sur trois se dit prêt à s’y engager. Les six pathologies sélectionnées dans l’enquête pour tester l’utilisation des recommandations de bonne pratique
concernaient l’asthme, l’hypertension artérielle, les anomalies lipidiques ou dyslipidémies (cholestérol, triglycéride), la migraine, la dépression et l’obésité du sujet jeune. Près de neuf médecins sur dix déclarent utiliser au moins l’une de ces recommandations. Mais seul un médecin du panel sur dix connaissait et utilisait les six. Les plus connues et utilisées concernent les dyslipidémies et les moins sollicitées, l’obésité du sujet jeune. L’analyse des opinions des médecins sur les RBP permet d’identifier trois groupes : les médecins « faiblement adhérents »,
ceux « moyennement adhérents » et ceux, majoritaires, « fortement adhérents », qui sont plutôt des hommes jeunes, exerçant en cabinet de groupe et recevant peu de visiteurs médicaux.

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