Les polycotisants des générations 1942 et 1946 : trois groupes très distincts

Franz KOLHER et François JEGER - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Lorsque l’on décrit le système de retraite, on privilégie le plus souvent une approche par régimes distinguant les ressortissants du régime général, des régimes de non-salariés, des régimes de fonctionnaires, des régimes spéciaux et l’on examine l’impact des règles de chacun de ces régimes sur la situation de leurs ressortissants.

Or, en pratique, près de la moitié des assurés sociaux effectuent leurs carrières dans plusieurs régimes. Pour ces assurés, les polycotisants, les droits à la retraite sont la somme des droits acquis dans les différents régimes. Pour apprécier la portée des règles de ces régimes, il est en conséquence important de prendre en compte cette catégorie d’assurés, dont la situation variera selon la durée des périodes d’assurance validées dans chaque régime. A priori, de nombreux parcours professionnels de polycotisants peuvent se présenter. Mais, pour réfléchir sur le système de retraite, il est utile de repérer les cas les plus fréquents.

L’échantillon interrégime de cotisants (EIC 2003) apporte une nouvelle information rétrospective sur l’enchaînement des régimes d’affiliation. Près d’un retraité sur deux des générations 1942 et 1946 aura validé des trimestres dans au moins deux régimes de retraite de base. On distingue parmi eux trois groupes d’importance à peu près égale qui composent à eux trois la quasi-totalité des polycotisants. Le premier est celui des salariés qui ont cotisé à la fois dans le public et le privé. Le second groupe rassemble des personnes qui ont alterné des périodes de travail indépendant et des périodes de salariat dans le privé. Enfin, on trouve dans le troisième groupe, des salariés ayant cotisé au régime général et à la Mutualité sociale agricole.

pdf Études et résultats - 558 - Les polycotisants des générations 1942 et 1946 : (...) Téléchargement (374.7 ko)