Les interventions de chirurgie fonctionnelle : une activité programmée importante mais hétérogène

Philippe OBERLIN - Centre hospitalier de Villeneuve Saint Georges et ENSP-Groupe IMAGE - Marie-Claude MOUQUET - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Les interventions de chirurgie fonctionnelle ont pour but de corriger un état physique qui s’altère progressivement, entraînant une gêne fonctionnelle croissante. Cette chirurgie s’adresse essentiellement à des adultes, parfois très âgés. Parmi ces interventions, cette étude en a sélectionné certaines, fréquentes et relatives à plusieurs domaines de la pathologie : les interventions pour adénomes de la prostate, cataractes, hernies de l’aine, hémorroïdes, troubles de la statique pelvienne, syndromes du canal carpien, varices et les arthroplasties de hanche et de genou. Cela représente plus d’un million de séjours en 1999, soit le quart des séjours chirurgicaux des personnes de 15 ans ou plus. L’augmentation est de 31 % par rapport à 1993, alors que l’activité hospitalière de court séjour n’a progressé que de 11 % dans le même temps. Les différences régionales des taux de recours sont importantes jusqu’à s’écarter de plus de 40 % de la valeur nationale. Elles varient selon les pathologies et s’accompagnent de différences de pratiques, comme un recours plus ou moins important à la chirurgie ambulatoire ou l’utilisation de techniques différentes. Lorsque la pathologie le permet, la fréquence de la chirurgie ambulatoire augmente, de même que les séjours de très courte durée. Les établissements privés occupent une position dominante dans ce type d’interventions.

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