Les interruptions volontaires de grossesse en 2003

Annick VILAIN - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) est évalué à 203 300 en France métropolitaine en 2003, soit une réduction de 1,6 % par rapport à l’année précédente. Le nombre d’IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans est ainsi estimé à 14,1 en 2003, contre 14,4 en 2002. 80 % des femmes concernées en 2003 avaient entre 20 et 39 ans. Les taux de recours à l’IVG demeurent néanmoins très différenciés selon les générations, allant de 26,7 pour 1 000 chez les 20-24 ans à 5,6 pour 1 000 chez les femmes âgées de 40 à 44 ans. 11 000 mineures ont en outre eu recours à une IVG en 2003, ce qui correspond à un taux de recours de 9,6 pour 1 000 en 2003, en croissance régulière depuis le milieu des années 90. Deux IVG sur trois ont toujours lieu à l’hôpital public, et 38 % des IVG se font désormais par voie médicamenteuse (+3 points). La part de ces dernières devrait continuer à augmenter avec l’élargissement, à partir de 2004, de cette pratique à la médecine de ville.

Les IVG restent plus fréquentes dans le sud de la France, en Île-de-France, et dans les départements d’outre-mer, indépendamment de la structure par âge de la population concernée. Avec l’élargissement de l’Union européenne à 25 membres, la France occupe désormais une position médiane en termes de taux d’interruption de grossesse.

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