Les interruptions volontaires de grossesse en 2002

Annick VILAIN - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) peut être évalué à 206 000 en France métropolitaine en 2002, soit une progression de 1,7 % en un an, contre 1,3 % de 1999 à 2001.

Le nombre d’IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans est de 14,3 en 2002, contre 14 en 1990. Ce taux moyen recouvre toujours un recours très différencié selon les tranches d’âge, allant de 27,4 IVG pour 1 000 femmes âgées de 20 à 24 ans à 5,6 pour 1 000 chez celles âgées de 40 à 44 ans. Près de 11 000 jeunes filles mineures ont en outre eu recours à une IVG en 2002, avec un taux de recours en croissance régulière depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, dans un contexte où, par ailleurs, la vente de médicaments indiqués pour la contraception d’urgence s’est accrue d’un tiers entre 2000 et 2003.

Deux IVG sur trois ont toujours lieu à l’hôpital public, et 35 % des IVG se font désormais par voie médicamenteuse. La part de ces dernières a crû de 5 points entre 2001 et 2002 et devrait continuer à augmenter avec l’autorisation, intervenue en 2004, de cette pratique dans le cadre de la médecine de ville.
Les IVG demeurent plus fréquentes dans le sud de la France, en Île-de-France et surtout dans les départements d’outre-mer, indépendamment de la structure par âge des femmes et de la part du secteur privé dans ces régions.

La France se situait, dans l’Europe des 15, derrière la Suède parmi les pays qui avaient les taux d’interruption de grossesse les plus élevés. Elle occupe désormais une position médiane dans l’Union à 25 membres, les anciens pays de l’Est ayant toujours des taux d’IVG particulièrement élevés.

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