Les familles monoparentales : des caractéristiques liées à leur histoire matrimoniale

Élisabeth ALGAVA - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

En augmentation continue, les familles monoparentales représentaient au recensement de 1999 près de 17 % des familles comprenant au moins un enfant de moins de 25 ans. Un enfant sur sept vit désormais avec un seul de ses parents, le plus souvent sa mère.

L’enquête « Étude de l’histoire familiale », réalisée par l’INSEE et l’INED en complément au recensement, permet d’appréhender la diversité des familles monoparentales et la place de la monoparentalité dans les trajectoires individuelles.

Les trois quarts des familles monoparentales se sont constituées à la suite d’une séparation après un mariage ou une union libre. 15 % des familles sont fondées suite à une naissance par des femmes qui ne vivaient pas en couple. Enfin le veuvage, en net recul, concerne 11 % des situations de monoparentalité.

L’histoire matrimoniale des parents joue aussi beaucoup sur les caractéristiques des familles monoparentales : parents et enfants plus jeunes et durée de la monoparentalité plus longue lorsqu’il n’y a pas eu auparavant de vie de couple ; parents et enfants plus âgés lorsque la monoparentalité intervient suite à un décès ; enfin plus faible ancienneté des familles monoparentales après une séparation.

Les parents les plus jeunes des familles monoparentales sont aussi moins diplômés que ceux qui vivent en couple, différence beaucoup moins marquée pour les générations plus âgées. Les mères de famille monoparentale sont en revanche plus souvent actives que celles qui vivent en couple mais elles sont aussi plus fréquemment au chômage. Là encore la jeunesse du parent et la survenue précoce d’une naissance dans son parcours scolaire ou professionnel apparaissent déterminants.

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