Les disparités de revenus et de charges des médecins libéraux

Sophie AUDRIC - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Malgré des différences importantes d’honoraires moyens, les médecins libéraux supportent, d’une spécialité à l’autre, des taux de charges relativement homogènes. Les charges représentent en moyenne 45 % des honoraires des chirurgiens et des psychiatres et 52 % de ceux des pneumologues. Le taux de charges est d’abord progressif pour les spécialités déclarant des honoraires annuels moyens inférieurs à 118 000 € (psychiatrie, pédiatrie, médecine générale, dermatologie, rhumatologie et pneumologie) ; au-delà, il baisse en général et les charges accentuent les écarts de revenus entre les spécialités.

Cinq groupes de spécialités peuvent être distingués depuis les omnipraticiens, les pédiatres et les psychiatres, qui ont à la fois des honoraires et des charges faibles, jusqu’aux radiologues qui conjuguent revenus et charges élevés.

À l’intérieur de chacune des spécialités, les dispersions individuelles d’honoraires, de charges et de revenus varient avec les modes d’exercice et les caractéristiques des médecins. Ainsi, à revenus libéraux moyens voisins, ceux des omnipraticiens sont moins dispersés que ceux des psychiatres, plus nombreux à exercer simultanément à l’hôpital à temps partiel. De même, pour des honoraires moyens assez proches, ceux des dermatologues sont moins dispersés que ceux des gynécologues, cette dernière spécialité regroupant aussi des obstétriciens dont l’activité et la tarification sont très différentes. Les radiologues et les stomatologues se distinguent enfin par de fortes disparités individuelles de revenus, alors que leurs charges sont, dans l’une, fortement dispersées et, dans l’autre, faiblement.

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