Les difficultés de logement des bénéficiaires de minima sociaux

Delphine NIVIÈRE et Éric RENARD - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - Maryse MARPSAT - Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et Institut national d’études démographiques (INED)

Un quart des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI), de l’allocation de parent isolé (API) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ne disposent pas de leur propre logement : ils sont hébergés par des proches ou occupent un logement prêté, vivent en hôtel, dans une habitation mobile, ou sont sans domicile. Le logement social joue un rôle primordial pour les autres : la moitié d’entre eux y résident à la mi-2006.

Parmi ceux qui vivent dans un logement autonome, près de la moitié ne disposent pas de tout le confort sanitaire de base, ou occupent un logement surpeuplé, ou jugent leur chauffage insuffisant ou leur logement en mauvais état.

Plus de la moitié de ceux qui doivent payer un loyer ou rembourser un emprunt rencontrent des difficultés à le faire. Une proportion croissante d’allocataires juge ces difficultés insurmontables.

La mobilité résidentielle est importante puisqu’un quart des bénéficiaires d’un des trois minima sociaux sont arrivés dans leur logement il y a moins de deux ans. Dans plus d’un tiers des cas, ce déménagement a été contraint.

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