Les dépenses de soins de ville remboursées par le régime général en 2004

Karim AZIZI, Marie HENNION et Marie PODEVIN - Drees

En 2004, les dépenses de soins de ville remboursées par le régime général ont crû de 4,5% en valeur, soit une augmentation moindre que l’année précédente. Dans un contexte de relative stabilité des prix (+0,1 %), l’essentiel de la croissance constatée est due à une augmentation en volume des dépenses de soins de ville (+4,4 %), inférieure toutefois à celle observée l’année précédente (+5,4 %).

Cette progression résulte d’évolutions contrastées des différents postes de dépenses, tant en valeur qu’en volume. Pour les honoraires médicaux, la croissance de 3,2 % en valeur s’explique principalement par celle des volumes (+2,8 %), avec une augmentation limitée des prix (+0,4 % contre +2,9 % en 2003).

Les évolutions de ces dépenses sont liées à des facteurs économiques, démographiques et relatifs à l’organisation du système de soins. Le présent article propose une modélisation liant l’évolution en volume des agrégats qui composent la dépenses de soins de ville (honoraires médicaux, dépenses de médicaments, prescriptions d’auxiliaires médicaux et actes de biologie, produits et prestations sanitaires, indemnités journalières) aux principaux indicateurs caractérisant la conjoncture économique (PIB, chômage, prix relatifs…). Cette modélisation met en avant l’impact du PIB sur l’ensemble des dépenses, mais aussi des honoraires médicaux sur la dynamique des autres postes. La diminution exceptionnelle des indemnités journalières (-0,7 % en valeur et -3,1 % en volume) doit toutefois être mise en regard, à la fois de l’évolution de la part des actifs âgés de plus de 55 ans, et surtout des mesures spécifiques de régulation et de contrôle mises en œuvre en 2004.

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