Les dépenses de soins de ville remboursées par le régime général en 2003

Karim AZIZI et Marie PODEVIN - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

En 2003, les dépenses de soins de ville remboursées par le régime général, exprimées en valeur, ont crû plus modérément que les années précédentes : 6,7 % en 2003, 8,6 % en 2002 et 7,9 % en 2001, avec toutefois un dynamisme encore important des honoraires médicaux. Ces évolutions s’expliquent par les revalorisations tarifaires consenties aux médecins et par un ralentissement des évolutions en volume : +5,7 % en 2003 après 7,6 % en 2002. Ce ralentissement est surtout dû à une plus faible contribution à la croissance des dépenses des indemnités journalières (-0,7 point comparé à 2002) et des médicaments (-0,5 point par rapport à 2002). Ces évolutions apparaissent elles-mêmes liées au ralentissement de l’activité économique et à la diminution du taux de remboursement de certains médicaments.

Pour les expliquer et mieux appréhender l’impact de facteurs inhérents à la croissance économique et aux pratiques de soins, les dépenses d’honoraires, de prescriptions d’auxiliaires médicaux et d’actes de biologie, de médicaments, de produits et prestations sanitaires et d’indemnités journalières sont ici modélisés au moyen de relations économétriques. Celles-ci mettent en évidence l’impact du PIB et des honoraires sur la dynamique des principaux postes de dépenses de soins de ville. À ces facteurs explicatifs s’ajoutent, pour les indemnités journalières, la montée du chômage et celle du nombre d’actifs âgés de 55 ans et plus.

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