Les dépenses de prévention et les dépenses de soins par pathologie en France

A. FENINA et Y. GEFFROYDirection de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - C. MINC, T. RENAUD, E. SARLON et C. SERMET - Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES)

Réalisée à partir des Comptes nationaux de la santé de 2002, cette étude présente une estimation de la répartition des dépenses de santé, d’une part, entre soins curatifs et soins préventifs et, d’autre part, entre les grands groupes de pathologies.

En 2002, la France a consacré 10,5 milliards d’euros à la prévention, soit 6,4 % de la dépense courante de santé, la moitié étant destinée à éviter la survenue d’une maladie ou d’un état indésirable, un quart au dépistage des maladies et un autre quart à la prise en charge des facteurs de risque ou des formes précoces de maladie. L’évaluation habituelle des dépenses de prévention des Comptes de la santé se limitait à 4,7 milliards d’euros. À ce premier montant s’ajoute 5,8 milliards d’euros identifiés comme des dépenses de prévention au sein de la consommation de soins et de biens médicaux. La partie de la consommation de soins et de biens médicaux qui ne ressortit pas à la prévention a pu être répartie par pathologie.

Ainsi, les maladies cardiovasculaires représentent le poste le plus important (12,6 %), devant les troubles mentaux et les maladies ostéo-articulaires (respectivement 10,6 % et 9 %). Les affections de la bouche et des dents prédominent dans les dépenses de soins ambulatoires (28,3 %) et les maladies circulatoires et les troubles mentaux concentrent à eux deux plus du quart des dépenses hospitalières.

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