Les comptes de la protection sociale en 2005

Julien BECHTEL, Alexandre BOURGEOIS et Michel DUÉE - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

En 2005, les dépenses liées à la protection sociale se sont accrues de 3,6 % (hors transferts) en valeur et de 1,6 % en termes réels. Les prestations de protection sociale perçues par les ménages (94 % des dépenses) ont progressé de +3,9 % en euros courants, et de +1,9 % en termes réels. Elles représentent 29,6 % du PIB, contre 29,3 % en 2004 et 29,0 % en 2003. Ce niveau est légèrement supérieur à celui observé pour l’ensemble de l’Union européenne (27,2 % en 2003). Les prestations de protection sociale ont connu en 2005 un ralentissement sensible (+5,1% en 2004 en euros courants), qui est essentiellement imputable à la décélération des dépenses afférentes au risque maladie et à la diminution de celles liées au chômage et à la perte d’emploi.

Pour la première fois depuis 2001, la croissance des ressources hors transferts de l’ensemble des régimes de protection sociale (+4,4 % en valeur en 2004) a été en 2005 plus rapide que celle des dépenses, tout en laissant subsister un besoin de financement. Le « taux de pression sociale » s’est établi à 25,6 % du PIB, dont 21,6 % de prélèvements obligatoires sociaux. Les cotisations sociales, principale ressource des régimes d’assurance sociale, se sont accrues à un rythme légèrement supérieur à celui de la masse salariale (+3,5 % en valeur, contre +3,0 %) ; elles représentent les deux tiers des recettes hors transferts. Les impôts et taxes affectés ont été très dynamiques (+10,3 %) ; ils représentent un sixième des ressources hors transferts. La contribution des collectivités territoriales au financement de la protection sociale s’est encore accrue.

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