Le traitement des hernies de l’aine en 1998 : un exemple de la disparité des pratiques

Philippe OBERLIN - IMAGE-ENSP, Réseau CRISTAL’S - Marie-Claude MOUQUET - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - Anita BURGUN - CHU de Rennes, Réseau CRISTAL’S avec la collaboration de Denis DELAMARE - Informatique Médicale, CHU de Rennes et de Laurent TUDEAU - (DREES)

Avec 160 000 actes réalisés en 1998 et près du quart de l’activité de chirurgie digestive, le traitement chirurgical des hernies de l’aine est l’acte le plus fréquent réalisé dans cette spécialité. Il concerne surtout les hommes avec plus de huit interventions sur dix. Il est plus fréquent aux âges extrêmes et conduit à une intervention pour cent garçons âgés de moins d’un an ou hommes âgés de plus de 64 ans. Les taux d’interventions diffèrent relativement peu selon les régions. Plusieurs options thérapeutiques existent que ce soit d’abord pour la voie ouverte ou cœlioscopique, ou pour la mise en place d’une prothèse. Leur utilisation varie en fonction de l’âge des patients mais aussi de l’établissement d’hospitalisation. Ainsi, la mise en place d’une prothèse est réservée aux patients adultes et la voie cœlioscopique est plus fréquemment utilisée dans le secteur privé. Ce dernier accueille par ailleurs une plus faible proportion d’enfants pour lesquels on utilise presque exclusivement la voie inguinale. Le recours à la chirurgie ambulatoire demeure très faible. Seulement 6 % des cures de hernies de l’aine réalisées en 1998 ont donné lieu à une hospitalisation inférieure à 24 heures.

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