Le métier d’assistante maternelle

Élodie DAVID-ALBEROLA - Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) - avec la collaboration de Milan MOMIC - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Dans le contexte des récentes évolutions réglementaires qui prolongent la réforme du statut des assistantes maternelles, une étude qualitative a été réalisée afin de mieux cerner le vécu par 61 assistantes maternelles de leur métier et de leurs conditions d’exercice.
Globalement peu diplômées et disposant d’une faible expérience professionnelle, elles choisissent souvent ce métier « par défaut » plus que « par vocation ». Elles légitiment et valorisent toutefois leur activité par leur savoir-faire et leur responsabilité morale et éducative. Trois discours-types se dégagent des entretiens réalisés, le premier se référant au professionnalisme, le second à l’amour maternel et le dernier à la prise en compte pragmatique des besoins de l’enfant.
Regrettant que la société ne reconnaisse pas davantage leurs compétences, les assistantes maternelles focalisent leurs demandes sur l’élaboration d’une formation qualifiante. Elles ne relèvent pas de difficultés particulières avec les parents mais déplorent leur isolement, ainsi qu’un manque global de suivi et d’information. À cet égard, la convention collective signée en 2005 demeure mal connue, sauf pour la mensualisation et la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE). Jugeant leurs revenus insuffisants, notamment au regard de l’amplitude des horaires effectués, elles se montrent très inquiètes pour leur retraite.

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