Le congé de paternité

Denise BAUER et Sophie PENET - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Le congé de paternité a été instauré en 2002. Aux trois jours accordés par le Code du Travail s’ajoutent ainsi onze jours de congé indemnisés (ou dix-huit jours en cas de naissance multiple). En 2003 comme en 2004, près des deux tiers des pères potentiellement concernés ont eu recours à ce congé pour, disent-ils, passer du temps avec le nouveau-né et leur conjointe, pour s’occuper des aînés si nécessaire, ou pour organiser la vie de la nouvelle structure familiale. Il n’est pas rare que les pères aient pris d’autres jours de congés pour compléter les 14 jours accordés par la loi. Pour 45 % des pères ayant pris le congé de paternité, le rôle du père est aussi important que celui de la mère auprès de l’enfant. Les plus nombreux à profiter du congé de paternité sont les salariés dont les revenus sont de niveau intermédiaire. Les indépendants, qu’ils soient agriculteurs, artisans et commerçants, tout comme les cadres et professions libérales y recourent moins fréquemment, principalement, disent-ils, en raison de la lourdeur de leurs charges professionnelles ou des difficultés à se faire remplacer. Pour d’autres raisons, les pères en situation professionnelle instable et/ou percevant de faibles rémunérations, prennent moins fréquemment ce congé : ils déclarent souvent ne pas avoir fait valoir ce droit auprès de leur employeur en raison de l’instabilité de leur situation. Parmi les motifs de recours, figurent également la mauvaise connaissance du dispositif, ou l’impression que les démarches sont compliquées…

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