La prise en charge et les conditions de vie des patients atteints d’hépatite C chronique - Premiers résultats d’une enquête auprès des patients

Nathalie GUIGNON et Dr Brigitte HAURY - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

L’enquête réalisée du 24 au 30 novembre 2003 auprès de patients atteints d’hépatite C chronique et consultant dans un établissement de santé permet d’aborder différents aspects de leur prise en charge. Parmi les 3 600 patients enquêtés, plus de 60 % sont des hommes et près de huit patients sur dix sont pris en charge en consultation externe. Plus de 4 patients sur 10 déclarent être suivis habituellement en ville, exclusivement ou non.

Plus du tiers des patients atteints d’hépatite C chronique ont pour facteur de risque suspecté l’injection de drogues par voie intraveineuse et plus d’un quart une transfusion intervenue avant 1992.

69 % des patients présentent une hépatite C chronique non compliquée et moins d’un quart une hépatite compliquée avec cirrhose ou hépato-carcinome. Un tiers des patients suit un traitement anti-viral.

Concernant leur prise en charge, 70 % des patients ont eu leur première consultation dans le mois qui a suivi leur prise de rendez-vous et plus de 90 % des personnes interrogées se disent satisfaites du délai d’obtention de leur consultation.

Pour la majorité des patients, l’annonce de leur séropositivité au VHC a eu lieu lors d’un entretien. La plupart des patients se disent en outre satisfaits de l’information reçue sur leur maladie. Le médecin puis les proches sont les interlocuteurs privilégiés pour évoquer leur maladie, mais un quart des patients ont aussi recouru au moins une fois à un psychologue ou un psychiatre. En effet, la maladie a un fort retentissement sur leur vie quotidienne, la fatigue et la dégradation du moral étant les difficultés les plus fréquemment éprouvées.

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