La prise en charge des patients atteints d’hépatite C chronique

Nathalie Guignon, Brigitte Haury - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) - Isabelle Tortay - Direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS)

Du dépistage de l’hépatite C chronique à un éventuel traitement antiviral, les patients ont des recours complémentaires aux médecines de ville et hospitalière. L’enquête nationale auprès des patients atteints d’hépatite C chronique, réalisée auprès des établissements de santé en 2003, indique que plus d’un tiers des séropositivités au VHC ont été découvertes fortuitement, par exemple à l’occasion d’un examen systématique ou d’un don de sang.

Le médecin libéral est le plus souvent cité par le patient comme lui ayant conseillé le dépistage du VHC. La recherche des anticorps anti-VHC est, dans la moitié des cas, réalisée en laboratoire de ville. L’examen recherchant la présence effective du virus de l’hépatite C dans le sang (PCR) a, quant à lui, une fois sur deux été prescrit par un médecin généraliste. Quatre patients sur dix ont déclaré être habituellement suivis par un médecin en ville, en association ou non avec un médecin hospitalier, sans différence significative dans la gravité des hépatites selon leur modalité de suivi.

Le recours à un établissement de santé est le plus fréquemment motivé par le suivi d’un traitement antiviral, qui concerne un tiers des patients. Plus de huit patients sur dix ont été pris en charge dans un service d’hépato-gastro-entérologie et près d’un sur deux dans un service désigné comme pôle de référence, le recours à l’hôpital étant à près de 90% ambulatoire. Près de un patient sur huit présente une co-infection VHC-VIH et a plus volontiers recours à un service de maladie infectieuse ou de médecine interne.

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