La mutualité en France : un panorama économique en 2000

Philippe ROUSSEL - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

En 2000, les groupements mutualistes ont versé en France plus de 9 milliards d’euros de prestations, dont 8,6 milliards pour la branche maladie (+ 3,8 % par rapport à 1999).

Les dépenses d’honoraires et de prescriptions représentent toujours plus des trois quarts des prestations maladie servies, avec un accroissement de 4,6 % environ de celles liées aux soins dentaires et optiques.
Avec une activité très concentrée, à peine 5 % des groupements versent, comme en 1999, la moitié des prestations du secteur, près des trois quarts des prestations étant versées dans le cadre de contrats individuels à adhésion facultative.

Les quelques 1 600 « réalisations sanitaires et sociales » qui recouvrent des services mutualistes, comme des cliniques, des pharmacies ou des centres de vacances, enregistrent une hausse globale de leur chiffre d’affaires de 8 % en 2000.

Les montants moyens de prestation par personne protégée sont très différents selon le type de mutuelle, allant jusqu’à plus de 220 euros par an pour les mutuelles dites « de santé » (d’entreprises, professionnelles, de fonctionnaires…). Ce sont les mutuelles d’entreprises qui versent le plus de prestations par cotisant et qui perçoivent aussi les cotisations les plus élevées.

Avec des réserves qui continuent à augmenter, les groupements disposent au total de 9 milliards d’euros de fonds propres en 2000 leur assurant une marge de solvabilité importante. Leur résultat global, après opérations financières, demeure excédentaire malgré un déficit d’exploitation qui s’accroît de 200 millions d’euros par rapport à 1999. Enfin, la rentabilité des mutuelles de santé diminue sensiblement, avec une dispersion plus accentuée.

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