La démographie médicale à l’horizon 2025 : une actualisation des projections au niveau national

Sabine BESSIÈRE, Pascale BREUIL-GENIER et Serge DARRINÉ - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Les projections de médecins présentées ici à l’horizon 2025 s’appuient sur un scénario central fondé sur l’hypothèse tendancielle de comportements inchangés, par exemple en termes de redoublements, de choix de spécialités et d’installation. Ce scénario est complété par quatre variantes qui envisagent d’autres évolutions possibles.

Dans le scénario central, sous l’hypothèse d’un numerus clausus à 7 000 à partir de 2006, le nombre de médecins en activité en France passerait de 205 200 en 2002 à 186 000 en 2025. Le nombre de médecins pour 100 000 habitants ainsi projeté reculerait d’environ 15 %, passant de 335 en 2002 à 283 en 2025, et retrouverait ainsi un niveau proche de celui des années 1980. Cette diminution serait essentiellement due à la conjonction, en début de période, de l’entrée en exercice de promotions de médecins moins nombreuses et d’importantes sorties d’activité attendues.

L’âge moyen des médecins progresserait jusqu’en 2015, passant de 47,5 ans à 50,6 pour revenir en deçà de 47 ans en 2025. La proportion de femmes continuerait à croître.

Avec l’hypothèse d’un nombre de spécialistes en troisième cycle égal à la moitié du numerus clausus cinq ans auparavant, les effectifs de généralistes devraient moins diminuer que ceux des spécialistes, l’ophtalmologie, la psychiatrie et l’ORL étant tendanciellement les spécialités les plus touchées.

Dans chacune des quatre variantes étudiées, une seule hypothèse est modifiée par rapport au scénario central, ce qui permet de cerner les variables susceptibles d’exercer un impact plus ou moins sensible sur l’évolution de la démographie médicale. Une variante examine ainsi l’impact d’un éventuel relèvement du numerus clausus. Deux autres variantes analysent respectivement les effets d’une augmentation et d’une réduction de la proportion de postes de spécialistes à l’examen national classant. Enfin, la dernière variante simule un accroissement de la part des spécialités chirurgicales à l’examen national classant comparé à celui des spécialités médicales.

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