La démographie des chirurgiens-dentistes à l’horizon 2030 - Un exercice de projection au niveau national

Marc COLLET et Daniel SICART - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Ce scénario prospectif dessine les évolutions démographiques des chirurgiens-dentistes en activité à l’horizon 2030, sous l’hypothèse de comportements inchangés en termes de flux de formation, d’entrée dans la vie active, de mobilité professionnelle et de cessation d’activité.

Si le numerus clausus était maintenu à 977 étudiants, la densité des chirurgiens-dentistes en France diminuerait encore sensiblement, passant de 65 pour 100 000 habitants en 2006 à 40 en 2030. Les entrées dans la vie active devraient s’accroître pour se stabiliser à partir de 2010-2015. En revanche, les cessations d’activité seraient toujours plus nombreuses, et le solde avec les entrées projetées devrait se creuser au cours des quinze prochaines années.

La profession continuerait de vieillir jusqu’en 2015, avant de rajeunir et de retrouver en 2030 le même niveau qu’en 2006 (48 ans). La proportion de femmes au sein de la profession serait toujours plus importante, pour atteindre 45 % en 2030. À comportements identiques, la diminution du nombre de chirurgiens-dentistes affecterait autant les libéraux que les salariés, d’où une répartition stable entre les deux modes d’exercice à l’horizon 2030.

Deux scénarios alternatifs viennent compléter cette projection, l’un étudiant les effets d’un changement du numerus clausus et l’autre, l’impact de modifications concernant l’entrée dans la vie active ou la mobilité, sur les effectifs et la structure (par sexe et mode d’exercice) de la profession.

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