L’impact de la CMU sur la consommation individuelle de soins

Denis RAYNAUD - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) ont eu, en 2000, des dépenses de soins supérieures de 13 % à celles des personnes non couvertes malgré une structure d’âge plus jeune. À âge et sexe équivalents, cet écart atteint 30 %, mais il s’explique principalement par un état de santé moins bon chez les bénéficiaires de la CMU, et plus particulièrement chez les anciens bénéficiaires de l’aide médicale départementale (AMD). À état de santé égal, les dépenses des bénéficiaires de la CMU apparaissent plus comparables à celles des autres assurés complémentaires, étant supérieures d’environ 14 % pour les dépenses ambulatoires mais pas significativement différentes pour les dépenses hospitalières.

Comparée à une situation sans aucune assurance complémentaire, la CMU accroît la probabilité de recourir dans l’année à l’ensemble des soins, y compris aux soins dentaires et optiques, et augmente la dépense totale de soins d’environ 20 %. La CMU permet à cet égard de limiter le renoncement aux soins pour des raisons financières dans une proportion voisine à celle observée pour les autres assurances complémentaires. À la fin 2000, les bénéficiaires de la CMU considéraient plus souvent que les non-bénéficiaires que leur état de santé s’était amélioré en une année.

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