L’accompagnement des allocataires du RMI dans leur parcours d’insertion

Anne PLA - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

D’après la loi de 2003 portant décentralisation du revenu minimum d’insertion (RMI), un référent doit être nommé dès la mise en paiement de l’allocation pour suivre l’allocataire dans son parcours d’insertion et un contrat d’insertion doit être signé dans les trois mois suivants. À partir d’une enquête menée en 2006, cette étude examine la diversité des modes d’accompagnement dont bénéficient (ou non) les allocataires du RMI.

Le dispositif d’accompagnement est mobilisé pour les trois quarts des allocataires : 60 % des allocataires sont suivis par un référent, 44 % ont signé un contrat d’insertion et 40 % ont participé à des actions d’insertion. La participation au dispositif d’insertion concerne un public très varié : entre l’orientation des politiques d’insertion vers la réinsertion professionnelle, la demande émanant de certaines catégories d’allocataires et les priorités accordées traditionnellement à certains publics en grande difficulté, l’accompagnement est tourné à la fois vers l’insertion professionnelle et vers l’aide sociale.

Près de sept allocataires sur dix ont déjà entendu parler du contrat d’insertion. Parmi eux, deux tiers en ont une opinion favorable, surtout quand ils ont régulièrement rencontré un référent ou qu’un bilan leur a été proposé.

Les allocataires participant à des actions d’insertion le font le plus souvent pour trouver un emploi ou une formation ; leur jugement sur ces actions est globalement positif.

Enfin, si l’on tient compte des caractéristiques démographiques et sociales des allocataires, toutes choses égales par ailleurs, la probabilité de retour à l’emploi est multipliée par 1,2 lorsque l’allocataire a bénéficié d’un accompagnement.

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