L’accès des ménages à bas revenus aux technologies de l’information et de la communication (TIC)

Olivia SAUTORY - Direction de la recherche, des études et des évaluations statistiques (DREES)

Les ménages à bas revenus ont moins souvent accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) que les autres ménages. Ce constat est particulièrement visible dans le cas du micro-ordinateur et de l’internet, technologies globalement moins diffusées que la téléphonie (mobile et fixe) ou la télévision. L’effet de substitution du téléphone portable à la ligne téléphonique fixe est très marqué au sein de ces ménages : un quart des ménages à bas revenus ne disposent que d’un téléphone portable (sans téléphone fixe), contre 12 % des ménages à revenus moyens.

En tenant compte des effets des autres caractéristiques des ménages, le niveau de vie apparaît étroitement corrélé à l’accès aux TIC, même si le moindre accès des ménages à bas revenus à un micro-ordinateur et à l’internet s’explique en partie par le fait que ces ménages ont, en moyenne, un plus faible niveau de diplôme.

Les ménages à bas revenus justifient plus souvent l’absence de micro-ordinateur, de l’internet et de téléphone portable par un coût trop élevé.

Les chômeurs et les étudiants, qui sont surreprésentés parmi ces ménages, ressentent des manques spécifiques liés à l’absence de l’internet : près de la moitié des chômeurs considèrent que ne pas avoir l’internet limite leur recherche d’emploi et trois étudiants sur dix que cela les gêne pour suivre correctement leurs études.

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