Incidence et traitement chirurgical des cancers

Laurence CHÉRIÉ-CHALLINE - Institut de Veille sanitaire - Marie-Claude MOUQUET et Claude MARESCAUX - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Les registres du cancer ont estimé le nombre de nouveaux cas à 240 000 sur l’ensemble de l’année 1995. Bien que leur fréquence augmente avec l’âge, les cancers représentent la première cause de mortalité avant 65 ans, avec un décès prématuré sur trois pour les hommes et un sur deux pour les femmes.

Quatre localisations anatomiques des cancers (sein féminin, côlon-rectum, prostate, poumon) regroupent à elles seules près de la moitié des nouveaux cas annuels (48 %). Parmi les cancers fréquents, certains apparaissent chez des individus plutôt jeunes (sein féminin, poumon, sphère ORL) et d’autres à un âge plus avancé (cancers de la prostate ou colo-rectaux). Les conséquences observées en termes de mortalité sont ensuite variables suivant l’origine des cancers. Le recours aux traitements chirurgicaux, qui peut être étudié grâce aux données du PMSI, est également différencié selon le siège des cancers, de même que la part qu’y prennent les différents établissements de soins. Par exemple, les centres de lutte contre le cancer (CLCC) occupent une place très importante dans la prise en charge chirurgicale des cancers féminins et le secteur privé dans celle des tumeurs de l’appareil génital masculin. Les cancers du système nerveux central requièrent un recours à des services spécialisés, principalement en Centre hospitalier régional (CHR), tandis que les autres établissements du secteur public traitent davantage les cancers colo-rectaux.

Si de multiples causes peuvent justifier un déplacement des patients d’une région à l’autre, globalement, 93 % des séjours ont lieu dans la région de résidence du patient.

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