Genèse des recours urgents ou non programmés à la médecine générale

Marc COLLET et Marie GOUYON - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Une grande partie de la demande de soins « en urgence » est prise en charge par la médecine générale de ville : en 2004, on estimait à 35 millions le nombre de recours urgents ou non programmés à la médecine générale de ville pendant que les services d’urgences des hôpitaux enregistraient 14 millions de passages.

En complétant le « volet médecin » par un « volet patient », l’enquête menée par la DREES en 2004 permet de dégager les déterminants et de décrire la séquence d’un recours urgent ou non programmé à la médecine générale. Si la douleur est très fréquemment invoquée par les patients, seulement un tiers d’entre eux déclarent avoir craint que leur trouble soit grave. Une majorité des usagers ont tenté de se soigner seuls ou ont déjà consulté un médecin pour ce même problème et 42 % n’ont décidé de recourir en urgence ou de façon non programmée à un généraliste que deux jours (ou plus) après les premiers symptômes.

En les déclinant en sept groupes types, une typologie de ces recours conduit à cerner les comportements à l’œuvre et à mieux en appréhender la genèse.

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