Disparités sociales et surveillance de grossesse

Suzanne SCHEIDEGGER et Annick VILAIN - Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES)

Cette étude complète les premiers résultats de l’Enquête nationale périnatale 2003, en analysant plus finement la surveillance prénatale des mères selon leur catégorie socioprofessionnelle, leur situation au regard de l’emploi, leur nationalité, leur âge, etc. Elle permet ainsi de caractériser les femmes dont la grossesse a été moins bien suivie. Les femmes qui ont déclaré leur grossesse au-delà du délai réglementaire (4 %) ont plus souvent la nationalité d’un pays d’Afrique subsaharienne (21 % contre 4 % des Françaises). Le recours à un gynécologue ou un obstétricien libéral pour déclarer la grossesse concerne davantage les cadres (64 % des cadres ou des femmes sans profession dont le conjoint est cadre, contre 29 % des ouvrières non qualifiées ou femmes sans profession dont le conjoint est ouvrier non qualifié). La part des femmes qui n’ont pas eu les sept visites prénatales réglementaires (6 % des femmes interrogées) atteint 23,8 % chez celles qui ne sont pas scolarisées et 4,4 % chez celles qui ont au moins un baccalauréat. Les femmes qui ont eu moins de trois échographies (2,4 %) sont surtout des femmes non scolarisées ou ressortissant d’un pays d’Afrique subsaharienne (12,3 % contre 2 % des Françaises). Concernant la mesure de la clarté nucale et le dépistage sanguin du risque de trisomie 21, les ouvrières ou femmes sans profession dont le conjoint est ouvrier apparaissent également moins bien informées que les cadres ou femmes sans profession dont le conjoint est cadre. Enfin, 10 % des femmes de 38 ans ou plus n’ont bénéficié d’aucun dépistage ni diagnostic de la trisomie 21.

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