Les urgences en médecine générale

Marie GOUYON

Selon l’enquête menée par la Drees en octobre 2004 auprès de 1 400 médecins de ville, les recours urgents ou non programmés constituent 12 % de l’activité totale des médecins généralistes libéraux. Ils concernent essentiellement les moins de 45 ans, et notamment les enfants de moins de 13 ans, dont la part des recours programmés est inférieure de moitié à celle des recours non programmés. Près de 80 % de ces recours concernent une affection aigüe, et, à la différence des urgences hospitalières qui traitent autant des problèmes traumatiques que somatiques, les urgences en médecine de ville sont motivées pour une très large majorité par ces derniers. Un recours urgent ou non programmé en médecine de ville sur 20 débouche sur une hospitalisation, généralement immédiate.

Les visites des médecins urgentistes de ville représentent 5 % des recours urgents ou non programmés en médecine générale. Les associations d’urgentistes sont particulièrement sollicitées pour les patients de moins de 13 ans, souffrant dans 35 % des cas de troubles somatiques. À partir de cette enquête réalisée par la Drees, sept grands types de recours urgents ou non programmés en médecine de ville ont été mis en évidence, selon les caractéristiques des patients, des médecins et des séances.

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